Et voilà le dernier bébé de l’inénarrable Pierre Grimblat (papa de L’Instit, Navarro, Quai N°1) : le Tuteur ! “Je ne vous lâcherai pas”, claironne Roland Magdane en justicier social : ça lui va plutôt bien et, malgré des couches relativement épaisses de bons sentiments (après tout, c’est quand même mieux que des mauvais), le résultat est plutôt sympathique. Me voici donc embarqué dans ce navire, amarré dans le Vieux Port de Marseille, qui change souvent de capitaine (y’en a eu de sympas et d’autres… euh… des têtes de… nœuds de chaise ! ) et, pour poursuivre dans les métaphores marines, qui évite de soigneusement de sortir par gros temps. Mais je suis moqueur. Allez j’arrête. En tout 19 épisodes, produits de 2003 à 2007, programmés par France 2 d’une façon assez cahotique, et à vrai dire incompréhensible pour qui n’est pas dans le secret des grilles (ça emploie du monde c’t’affaire apparemment).

Question musique : d’abord des séances en trio avec Maxime Zampieri (drums) et Brad Scott (contrebasse) au studio Recall, avec bibi au piano et à la guitare. Quelques guitares de Paul Breslin enregistrées à la casa. À la suite de la diffusion du pilote (tiens, encore un terme marin), Big Brother Audimat rend son verdict : on peut continuer ! Nous allons à Sofia pour enregistrer une bonne trentaine de cordes. Les séances sont très plaisantes, car on joue sur les instruments déjà enregistrés pour l’épisode 1, ce que l’on entend lors des prises est donc très proche du résultat final. On ira ensuite au studio Tex Avril enregistrer avec Philippe Avril quelques solistes supplémentaires : Thierry Crommen (harmonica), Nicolas Genest (Trompette) et Denis Guivarc’h (Sax). Pour finir d’enrichir le tout, Alain Gandit proposera quelques loops de derrière les fagots.

Au fil des épisodes, on adaptera les thèmes avec l’aide des programmations de Gyom Thomas. et ce malgré des restrictions budgétaires vraiment excessives, On créera aussi de nouveaux thèmes, entierement programmés ceux-là. Si les producteurs venaient aux séances (ils y sont toujours conviés avec plus ou moins d’insistance suivant les cas), ils sauraient un peu mieux distinguer entre programmation et vrais instruments, distinction qui semble ne pas échapper aux spectateurs, si j’en crois les nombreux mails qui me sont adressés et qui en attestent. Moralité : les carences des uns ne sont pas nécessairement transposables aux autres.
J’ai l’air de râler tout le temps, mais je vous assure que c’est la vérité vraie !

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