De A à Z - L'Histoire - Bravo Patrick Dewolf !

 
Extraits :  DP Song - The Link - Faith - Little Man - Cristocarina - Warm Up 
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Petite genèse musicale

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Depuis les Caprices d’un Fleuve, je sais que les voix apportent quelque chose d’irremplaçable aux musiques de films. Encore faut-il avoir un film qui puisse les supporter (dans les 2 sens du terme). Ici, c’est le cas, mais quelles voix choisir ? Faut-il une voix dite “ethnique” (je déteste ce mot, occidentalo-centriste à souhait) ? Ce qui était troublant, c’est que certains chants de Nusrat Fateh Ali Khan (que j’admire) avaient été montés en musiques témoins, et apportaient vraiment quelque chose… d’irremplaçable ! J’ai beaucoup hésité, et même envisagé plusieurs types de voix mélangées. Finalement, c’est la volonté d’un univers particulier et assez “mystique” qui l’a emporté (que c’est difficile de qualifier la musique avec des mots !). En tout cas, dès l’écoute des premières maquettes, Patrick a été très enthousiaste : “vas-y à fond” m’a-t-il dit ! Si vous saviez la valeur que peut avoir le fait de réagir aussi spontanément (et, en l’occurrence, positivement bien sûr…), c’est essentiel. Pour moi, c’est là que ça se joue. Soit je continue dans un élan ascendant, soit la machine se grippe et risque de caler dans la côte ! La confiance en soi est un machin très fragile…
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Thomas Bloch (qui joue du Cristal Baschet, voir sur son site, pour ceux qui ne connaissent pas) vient de m’envoyer une magnifique messe qu’il a enregistrée avec un sopraniste allemand : Jörg Waschinski. Magnifique voix ! Ce dernier sera de passage à Paris pour travailler avec Thomas exactement à la bonne période pour DP. Ce clin d’œil du calendrier finit de me convaincre. Ce sera le 4e sopraniste croisé après Firing Squad, Grosse Fatigue et Les Caprices d’un Fleuve, avec à chaque fois un chanteur différent, question de circonstances avant tout, car ils furent tous très bons.
Thomas, décidément incontournable (le professeur Bloch, comme disait Arthur H lorsqu’ils partageaient
la scène avec le Bachibouzouc Band) me présente Jacques Dupriez, connu comme vituose belge de l’alto,
et qui joue d’un instrument vraiment unique : le violon baryton. Il s’agit d’un gros violon,
qui sonne une octave plus bas que le violon, sa tessiture se logeant donc entre
celles de l’alto et du violoncelle. L’idée était séduisante,
et le son le fut aussi (j’avais quand même écrit
toutes les parties en double pour l’alto,
au cas où…) !
 
 
  En musique de film,
qui dit ampleur dit, quasi immanquablement,
symphonique. En l’occurrence des cordes, quatre parties
seulement (une seule partie de violons) pour laisser de la place en haut
de la tessiture pour les mélodies. C’est donc un nouveau voyage en Bulgarie, chez
les frères Chouchkov, avec Philippe Avril, l’indispensable oreille acolyte…

L’âme “mystique” de la musique est en place, mais il faut animer tout ça avec des percussions. Nicolas Montazaud a une particularité rare : il est percussionniste classique (timbales, grosse caissse, caisse claire , vibraphone, glockenspiel…) et “ethnique” (un peu de tout, un camion de matériel !), et même batteur… Une perle quoi ! Ensuite, il faut bizarrifier un peu : quelques programmations de Gyom Thomas, un bidouilleur avec un gros sens musical. Je me suis beaucoup plus servi de son travail que prévu, donc bravo. Pour finir, il fallait des instruments à vent, “sales” si possible. L’idée m’a été soufflée au creux de l’oreille : “appelle donc Akosh !”. Mais oui, bien sûr, Akosh Slezevenyi, l’acolyte de Noirdez ! Contact établi en une heure, il a tout de suite accepté, et il n’était libre… que le jour qui nous restait ! On avait les astres avec nous. Il joue d’une façon unique, il met toute son énergie dans chaque note. Une sorte d’“ours” subtil qui m’a impressionné (j’ai rangé les partitions au bout de 5 minutes… ).
 
 
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Comme souvent, outre quelques guitares “frappées”, il y a de l’orgue et … du piano. Je ne vais tout de même pas rester à regarder non !
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Bon appétit.
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